La bronchiolite progresse en France Imprimer
Mardi, 24 Novembre 2015 16:16
Bronchiolite_au_24_novembre_2015

La bronchiolite aigüe est une infection virale respiratoire épidémique saisonnière du nourrisson de moins de 2 ans d’évolution favorable. Dans de rares cas, généralement chez les nourrissons de moins de 3 mois, la bronchiolite impose l’hospitalisation.

Dans plus de 7 cas sur 10, la bronchiolite de l'enfant est due au virus respiratoire syncitial (VRS). Le virus se transmet par la salive, les éternuements, la toux, et par les mains d’où l’importance des mesures de prévention et des mesures d’hygiène : lavages des mains, aération quotidienne de la chambre, nettoyage des objets en contact avec le nourrisson (tétines, jeux, doudous...). La bronchiolite relève dans la très grande majorité des cas (95 %) d’une prise en charge en ville.

Il est important de rappeler que les parents doivent, lorsque cela est possible, en priorité consulter leur médecin traitant ou un médecin de garde avant de se rendre à l’hôpital.

Les signes de gravité à rechercher sont l’aggravation des difficultes respiratoires et le refus de l’alimentation

l’Institut de Recherche pour la valorisation des données de SANté (IRSAN) observe une augmentation du nombre de nourrissons examinés pour bronchiolite par les médecins de SOS Médecins depuis plus de 3 semaines en France métropolitaine. Le dépassement du seuil épidémique de bronchiolite calculé par l’IRSAN a été franchi le 28 Octobre 2015. Depuis cette date, l’épidémie de bronchiolite s’intensifie fortement.

Sur la base des actes relevés jusqu’au 23 novembre 2015, l’estimation du taux d'incidence hebdomadaire en France pour cette semaine est de 40 cas pour 100 000 habitants. Il est supérieur au nombre de cas attendus (seuil épidémique) de 18 cas/100 000 Hab.

Son évolution à la hausse a été légèrement freinée par les vacances scolaires de la Toussaint, cependant l’épidémie arrive avec environ 2 semaines d’avance par rapport aux deux épidémies précédentes (2013 et 2014).

Les régions Ile de France, Normandie, Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes sont celles où les taux d’incidence sont les plus élevés.

COMMUNIQUE DE PRESSE