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Les impacts respiratoires du cannabis sont majeurs PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 27 Février 2016 21:16

un_joint_de_marijuanaLa fumée des joints de cannabis est particulièrement toxique pour les poumons. Toux, bronchites, pneumothorax, crises d’asthme, cancer du poumon, en sont les conséquences directes.

Source : D’après une communication du Pr Bertrand Dautzenberg (Pitié-salpétrière, Paris)  à l’occasion du 20ème congrès de pneumologie de langue française (Cplf, Lille 29-31 janvier 2016)

La France est l’un des pays européens où la consommation de cannabis est la plus importante, malgré sa politique répressive. Or, à côté de ses effets neurologiques, de nombreuses études ont établi un lien entre les consommations de cannabis et plusieurs pathologies respiratoires, liées à la fumée.

Ce lien est variable et parfois difficile à évaluer du fait des différents modes d’inhalation, et de son association au tabac. En France, c’est la résine de cannabis qui est la plus utilisée. Ces résines, sont souvent coupées avec d’autres substances plus ou moins toxiques, et sont consommées mélangées avec du tabac, sous forme de joints réalisés avec un papier à cigarette qui brûle mal. C’est la fumée qui est toxique car elle est chargée en particules fines et très fines, en substances cancérogènes et en monoxyde de carbone qui produit sur le poumon des effets nocifs. Le THC et les autres cannabinoïdes ont peu d’effets directs sur le système respiratoire.

Toux, bronchites chroniques, expectorations et gêne respiratoire constituent la forme la plus répandue des effets du cannabis sur l’appareil respiratoire, du fait de l’irritation des grosses bronches. Cette gêne qui concerne principalement les fumeurs réguliers de cannabis. "Ce phénomène est comparable aux méfaits provoqués par les cigarettes brunes majoritairement fumées en France il y a une trentaine d’année" indique le Pr Bertrand Dautzenberg (Pitié-salpétrière, Paris).

L’intensité du développement d’une BPCO est très variable selon les études, du fait en particulier des incertitudes sur l’intensité de l’exposition et de la co-exposition à la fumée du tabac.

Même constat pour les pneumothorax qui, selon certaines études, serait plus fréquents chez les consommateurs de cannabis que chez les fumeurs de tabac. En cas d’asthme, un fumeur peut, dans un premier temps, avoir le sentiment de mieux respirer, du fait que le THC est un bronchodilatateur. Or, il s’agit là d’un effet trompeur voire dangereux dans la mesure où, très vite, se manifeste une exacerbation des crises d’asthme du fait des particules irritantes de la fumée qui accompagne le THC. Tous les produits fumés sont particulièrement déconseillés chez les asthmatiques

En revanche les études divergent sur le cancer du poumon. Le plus plausible est qu’il existe un doublement du risque à partir de 20 joints/années. (1 joint par jour pendant 20 ans ou 2 joints par jour pendant 10 ans)

Enfin, la consommation de cannabis altère les défenses immunitaires du système respiratoire, qui devient plus vulnérables aux infections qu’elles soient hautes ou basses.

Par Marielle Ammouche le 26-02-2016 (www.egora.fr)

 

 

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