Protégeons-nous,vaccinons-nous Imprimer
Vendredi, 29 Avril 2016 18:14

protegeons-nous_vaccinons-nous

La vaccination est l'un des grands succès de la santé publique. Des millions de vies ont pu être sauvées grâce à ce geste de prévention. En France, l'arrêt de la transmission, voire l'élimination de certaines maladies infectieuses est possible si chacun recourt à la vaccination pour se protéger mais aussi pour protéger les autres, enfants et adultes plus fragiles du fait de leur âge ou de leur état de santé et qui ne peuvent être vaccinés. Être à jour dans ses vaccinations, c’est être protégé toute la vie.

À quoi ça sert la vaccination?

Le_principe_de_la_vaccination

La vaccination est le moyen de prévention le plus efficace aujourd’hui pour lutter contre certaines maladies infectieuses (tétanos, rougeole, coqueluche, méningite…). Elle permet de se protéger soi-même et protéger les autres, notamment les personnes les plus fragiles de son entourage (nouveau-nés, femmes enceintes, personnes qui souffrent d’une affection chronique ou temporaire contre-indiquant la vaccination, personnes âgées).

La vaccination comporte-t-elle des risques ?

Les études menées sur les vaccins ne montrent pas de risque plus important de développer une maladie après avoir été vacciné chez les vaccinés que chez les non vaccinés Plusieurs centaines de millions de personnes sont vaccinées chaque année en France et dans le monde sans développer de maladies particulières. Il peut arriver qu’une personne développe une maladie après s’être fait vacciner, mais de très nombreuses études menées dans le monde permettent de mettre en évidence l’absence de lien entre la vaccination et l’apparition d’une maladie grave. Le vaccin est un médicament. Comme pour tous les médicaments, il peut y avoir des effets indésirables. Les plus fréquents sont une petite fièvre et une douleur au point d’injection. Les effets secondaires graves sont trs rares et sont beaucoup plus faibles que ceux que peuvent causer la maladie contre laquelle protège le vaccin. Cependant, il existe des circonstances où l’on ne peut pas faire certains vaccins : c’est ce qu’on appelle les contre-indications. Votre médecin vérifiera si vous ou votre enfant pouvez ou non être vacciné ou non au moment voulu.

Peut-on faire plusieurs vaccins en même temps ?

Oui, à condition de faire simultanément seulement les vaccins qui sont autorisés. Les données scientifiques montrent que l’administration de plusieurs vaccins en même temps n’a aucun effet néfaste sur le système immunitaire de l’enfant. Un rhume banal ou une affection de la gorge expose l’enfant à un nombre d’antigènes beaucoup plus important que les vaccins. L’administration de plusieurs vaccins en une seule fois comporte, en outre, des avantages : il limite le nombre de consultations et permet ainsi aux enfants de recevoir les vaccinations recommandées à temps. Enfin, cela limite aussi le nombre de piqûres (par exemple en combinant la vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole dans un même vaccin).

Avec autant de vaccins obligatoires ou recommandés, ne sollicite-t-on pas trop le système immunitaire ?

Non. Le système immunitaire (système de défense) est capable de faire face à beaucoup d’attaques en même temps. Il est fait pour se défendre contre énormément de microbes. Se faire vacciner ne change rien à sa force et ses capacités. Notre corps peut répondre en même temps à un million d’antigènes différents (c’est-à-dire tous les éléments étrangers au corps comme par exemple les virus, les parasites, mais aussi les poussières, les protéines alimentaires, etc.). Or si l’on considère la totalité des vaccins figurant dans le calendrier des vaccinations, on ne dénombre que 138 antigènes. C’est comme une goutte d’eau dans l’océan pour notre système immunitaire.

Ne vaut-il pas mieux s’immuniser naturellement par la maladie que par les vaccins ?

Oui, les vaccins stimulent le système immunitaire et entraînent une réponse immunitaire semblable à celle produite par l’infection naturelle, mais ils ne provoquent pas la maladie. Ils ne font donc pas courir à la personne vaccinée le risque d’une maladie qui peut se compliquer. En effet, une maladie peut laisser de graves séquelles, par exemple : une encéphalite dans le cas de la rougeole ; des malformations congénitales dans le cas de la rubéole ; un cancer du foie dans le cas du virus de l’hépatite B.

À quoi servent les adjuvants ?

Les vaccins contiennent des adjuvants, dont certains contiennent de l’ aluminium. Ils permettent de stimuler la réponse immunitaire induite par le vaccin et donc d’en renforcer son efficacité. L’aluminium est utilisé dans la plupart des vaccins dans tous les pays du monde depuis près de 90 ans. Des traces d’aluminium peuvent rester autour du point d’injection pendant plusieurs années mais il n’a jamais été démontré que l’aluminium était associé à des maladies musculaires ou des maladies générales particulières. Aucune donnée ne permet de remettre en cause la sécurité des vaccins contenant de l’aluminium. Le thiomersal est un composé organique contenant du mercure. Il est ajouté à certains vaccins comme agent conservateur. C’est l’agent conservateur le plus fréquemment utilisé pour les vaccins qui se présentent en flacons multidoses. En France, il n’est pas utilisé dans les vaccins unidoses. Il n’existe, à l’heure actuelle, aucune preuve scientifique attestant que le thiomersal utilisé dans les vaccins représente un risque pour la santé.

Les vaccins sont-ils sûrs ?

Comme pour tout médicament, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) intervient dès la phase des études cliniques pour s’assurer de la sécurité des vaccins. Il existe une procédure européenne d’autorisation de mise sur le marché et les vaccins autorisés font l’objet d’une surveillance rigoureuse internationale des effets indésirables qui sont répertoriés. L’objectif de cette surveillance est de s’assurer que les vaccins mis en vente ne font courir aucun risque aux utilisateurs. En France, l’ANSM surveille continuellement tous les médicaments qui sont mis sur le marché et évalue régulièrement les bénéfices au regard des effets indésirables des vaccins. Tous les effets indésirables peuvent être déclarés facilement sur le site web de l’ANSM.

Quelles sont les autorités qui encadrent la vaccination en France en 2014 ?

Le ministère de la Santé élabore la politique vaccinale. Le Haut Conseil de la santé publique avec le Comité technique des vaccinations donnent des avis et des recommandations sur les vaccinations en se basant sur les connaissances scientifiques les plus récentesL’Institut de Veille sanitaire assure la surveillance des maladies pour lesquelles il existe des vaccins. L’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) contrôle la qualité des vaccins et surveille le rapport bénéfice/risque des vaccins en collectant tous les effets indésirables déclarés. Elle travaille en collaboration avec l’Agence européenne des médicaments. La Haute Autorité de santé évalue le service rendu des vaccins autorisés si le laboratoire qui les produit souhaite qu’ils soient remboursés par l’Assurance maladie. L’Inpes informe le public et les professionnels de santé sur les vaccinations.

Pourquoi ne pas attendre que mon bébé soit plus âgé avant de le faire vacciner ?

C’est au cours de ses deux premières années de vie qu‘un enfant est le plus vulnérable aux treize maladies évitables par la vaccination. Cela signifie que si votre enfant attrape une maladie comme la rougeole, la coqueluche ou la méningite avant ses deux ans, il a plus de risque d’être gravement malade, de garder des séquelles et même de mourir, ou même de rester fatigué plus longtemps et d’être plus vulnérable aux autres infections. C’est pour renforcer le système immunitaire encore trop fragile de votre bébé et lui permettre de lutter efficacement contre ces maladies que la vaccination doit débuter dès qu’il est âgé de deux mois.

Pourquoi faire vacciner mon enfant contre l’hépatite B ?

Le virus de l’hépatite B se transmet par le sang, les relations sexuelles non protégées, ou de la mère à l’enfant au moment de l’accouchement. Ce virus peut provoquer une maladie grave du foie. La vaccination est le moyen le plus sûr de se protéger efficacement ; elle est recommandée pour tous les enfants ainsi que pour les adultes non vaccinés exposés au risque d’infection par ce virus. Cette maladie est très répandue dans le monde, particulièrement en Afrique et en Asie. On estime qu’il y a en France 280 000 personnes porteuses du virus de l’hépatite B. Chaque année, 1 300 à 1 400 en décèdent par cirrhose ou cancer du foie. La vaccination est le moyen le plus efficace pour se protéger de l’hépatite B et de ses complications. Elle est recommandée pour tous les nourrissons dès l’âge de 2 mois. En effet, plus on est vacciné jeune, plus le vaccin est efficace. Elle est effectuée dès la naissance si la mère est porteuse du virus de l’hépatite B. Les enfants et les adolescents peuvent être vaccinés jusqu’à l’âge de 15 ans inclus. À partir de 16 ans, la vaccination est recommandée aux personnes exposées à un risque d’infection par le virus de l’hépatite B : personnes originaires de pays où la maladie est fréquente (en Afrique et en Asie notamment), voyageurs, entourage proche d’une personne ayant une hépatite B, usagers de drogue injectable, personnes ayant des relations sexuelles non protégées. Elle est aussi obligatoire pour certaines professions.