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SOS Médecins, joker des généralistes depuis 50 ans PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 11 Juin 2016 08:49
Dr_Charles_Conty_SOS_Medecins_Saint-Malo

Le premier appel remonte au 20 juin 1966 : une syncope, rue Lauriston à Paris. L'association, qui compte aujourd'hui 1 100 praticiens, a trouvé sa place après des débuts difficiles.

Deux enfants, maux de ventre depuis plusieurs jours. Le Dr Conty n'en sait pas plus quand il sonne à la maison, dans un lotissement de Saint-Malo. « On n'appelle jamais SOS médecins habituellement, mais notre médecin ne peut pas nous recevoir », s'excuse le papa en ouvrant la porte.

Ce type de consultation est courant. « Les déserts médicaux et l'engorgement des urgences impactent de plus en plus SOS médecins », explique le Dr Conty, vice-président de SOS médecins à Saint-Malo. Les neuf médecins malouins enchaînent en moyenne quarante consultations par jour. Auxquelles il faut ajouter les gardes de nuit. L'association ne s'arrête jamais : 24 h/24, 7 J/7.

Pied au plancher

L'idée est venue du Dr Marcel Lascar, à Paris. L'un de ses patients était mort, faute d'avoir pu trouver un médecin disponible. Alors que, « le week-end précédent, j'avais été dépanné par un plombier chez moi en pleine nuit, en un quart d'heure, pour une fuite d'eau ! »

La création de SOS médecins, le 20 juin 1966, ne fait pas franchement l'unanimité dans la profession qui voit les nouveaux venus d'un mauvais œil. Le conseil de l'ordre envisage même de radier le Dr Lascar.

Cinquante ans plus tard, l'association a trouvé sa place, « entre le médecin de famille et le Samu ». Elle compte aujourd'hui soixante-deux associations qui couvrent 60 % de la population française et 90 % des villes de plus de 100 000 habitants.

Quand il ressort de sa consultation, le Dr Conty a déjà trois cas en attente, listés sur son smartphone. « Comme un médecin militaire, on fait de la régulation. On est obligé de trier. » Pas cette fois. L'une des standardistes l'appelle directement. Le Samu veut savoir s'il peut être à Cancale dans les dix minutes. Céphalées chez un patient qui a déjà fait un AVC. Gyrophare, pied au plancher, le médecin file en trombe vers la capitale de l'huître. « Si c'est un nouvel AVC, on a quatre heures pour agir. »

L'examen est rapide, précis. En quelques minutes, la relation doit s'établir avec le patient que le médecin ne connaît pas. Ici pas d'affect: « Il n'y a pas de transfert avec les malades, c'est plus facile. »

« Un peu Me Gyver »

Pas de signe d'AVC. Nul besoin d'hospitalisation, cette fois. Le Dr Conty peut reprendre la route. Il referme son énorme sac à dos, rempli de 8 kg de matériel. Du plus technique (tel un écographe portable) au plus simple, comme ce briquet, pour chauffer un trombone et percer un hématome sous-unguéal, ou une pince coupante. « Il faut être un peu Me Gyver quand vous devenez médecin SOS. »

SOS médecins compte désormais 1 100 praticiens, en progression de 1,5 % par an. Avec de plus en plus de jeunes, qui y trouvent la petite touche d'adrénaline qu'ils n'auraient pas eue en cabinet.

Stéphanie BAZYLAK.

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