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Situation épidémiologique du chikungunya dans les Antilles. Point au 10 avril 2014. PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 10 Avril 2014 00:00

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Le chikungunya dans les Antilles-Guyane

Bulletin du 31 mars au 6 avril 2014

Analyse de la situation épidémiologique

Après la diminution enregistrée au cours du mois de février, la situation à Saint Martin et Saint Barthélemy se stabilise depuis quatre semaines à un niveau relativement faible.

En Martinique, l’épidémie se poursuit : le nombre de cas en semaine 2014-14 est en légère augmentation par rapport à la semaine précédente, toutes les communes sont touchées et les communes à forte incidence sont très dispersées sur le territoire. Le centre (Fort de France, Lamentin, Schoelcher) est toujours très impacté.

En Guadeloupe, pour la deuxième semaine consécutive, une forte augmentation du nombre de cas cliniquement évocateurs est observée en semaine 2014-14. Une nouvelle commune est touchée et une nouvelle commune dépasse l’incidence moyenne départementale. Le Cemie réuni ce jour a confirmé la situation comme épidémique (Phase 3a du Psage)

En Guyane, la circulation du virus reste modérée mais deux foyers sont maintenant identifiés sur les communes de Kourou et de Matoury.


chikungunya
Le chikungunya est une maladie infectieuse due à un arbovirus : le virus du chikungunya. Ce virus de la famille des Togaviridae (genre alphavirus) a été isolé pour la première fois en Ouganda en 1953, lors d’une épidémie survenue en Afrique de l’Est. L’appellation "chikungunya" vient du makondé et signifie "l’homme qui marche courbé".

Quels sont les vecteurs du chikungunya ?

Les vecteurs du chikungunya sont des moustiques du genre Aedes, essentiellement Aedes albopictus et Aedes aegypti.

Aedes albopictus est le vecteur principal du chikungunya dans l’Océan Indien et a également été responsable de l’épidémie italienne de 2007. C’est encore lui qui a été à l’origine des deux cas autochtones de chikungunya survenus à Fréjus en 2010. Il est considéré comme l’espèce de moustique la plus invasive au monde. Il est originaire d’Asie du sud-est, d’où il a diffusé d’est en ouest à la faveur du transport marchand. Il a atteint les îles du Pacifique à partir de 1978, le continent américain depuis 1985, l’Afrique depuis 1989 (Afrique du sud), l’Australie en 1992. En Europe, il est actuellement rapporté dans 15 pays. Il a d’abord été isolé en Albanie en 1979 puis en Italie depuis 1990. Il est implanté dans le sud de la France depuis 2004 et s’étend progressivement depuis.

Les piqûres d’Aedes interviennent pendant la journée, avec un pic d’agressivité au lever du jour et au crépuscule. Ces moustiques se développent majoritairement en zone urbaine et se déplacent peu au cours de leur vie. Les femelles pondent leurs œufs dans des gîtes où la présence d’eau stagnante est nécessaire au développement larvaire : vases, soucoupes, pneus usagés, gouttières mal vidées, déchets divers contenant de l’eau stagnante, mais aussi creux d’arbres, certaines plantes susceptibles de former une rétention d’eau (bambous, etc.). Les gîtes de nature anthropique, c'est-à-dire créés par l’homme, sont les principaux lieux de ponte de ces moustiques.

Seules les femelles sont hématophages (consomment du sang), afin d'obtenir la source de protéines nécessaire à l’ovogénèse (cycle de ponte).


 

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